THYS : Belgian cinema = Le cinéma belge = De belgische film (1999)

Ce qu’ils en disent…

[CATALOGUE.BPI.FR] Recense la production cinématographique d’un siècle : environ 1.500 films avec une représentation de tous les genres possibles (documentaires et images d’actualité, films de guerre, drames amoureux, farces et vaudevilles, films d’animation, films d’art, films expérimentaux).

[CINERGIE.BEJacques Ledoux a initié ce travail gigantesque il y a dix ans mais c’est Marianne Thys qui l’a conçu et réalisé. Avec l’aide de collaborateurs comme Jacqueline Aubenas, Guido Convents, Paul Geens, André Joassin Serge Meurant et bien d’autres que nous ne pouvons tous citer ici). En cent ans d’existence, 1.647 titres de films belges de long métrage, du muet au parlant, du documentaire à la fiction. Le tout en 1.000 pages avec un répertoire des titres et un index des noms. Un travail de titan qui a nécessité plus de sept ans de recherches en tout genre dans le patrimoine existant (sous forme de pellicule ou sous forme de trace écrite). Ajoutons-y une iconographie riche et remarquablement imprimée et, on comprendra à quel point ce dictionnaire est un ouvrage de référence indispensable. Nous avons demandé à Marianne Thys, maître d’oeuvre de l’ouvrage, de nous en expliquer l’élaboration ainsi que les arcanes de ce cinéma belge qui ne cesse de faire l’actualité. Entretien :
« Critères. Au début on s’est dit on va faire l’ensemble des films belges de court et long métrage en deux parties. En 1995 à l’occasion du centenaire du cinéma on a même fait un dépliant pour l’annoncer mais le travail était immense et on a décidé de se consacrer aux seuls longs métrages. L’idée était de réunir une filmographie exhaustive du cinéma belge sans faire de distinction entre les films. Ils sont tous traités de la même manière. Si on avait ajouté les courts, le livre aurait totalisé 5 à 6 volumes. On a choisi le critère d’une durée de 60′. C’est arbitraire mais quand on n’est pas sévère sur ses critères on se met dans une position très difficile. Pour la période du muet qui était très peu connue, on a en a profité pour donner un maximum d’informations et on a repris tout ce qu’on a pu trouver dans la presse écrite et dans les collections du Musée (y compris les films publicitaires, les actualités, les films scientifiques et d’amateur). Sur la totalité des films catalogués 45% des films existent encore mais pour la période du muet c’est encore beaucoup moins. Je suis sûre qu’il y a des films qui ont été montrés dans des salles en Belgique qui n’ont laissé aucune trace écrite et qui sont perdus à jamais. Quand je vois la manière dont la presse rend compte des films belges de l’époque il est certain que plein de films n’ont jamais eu d’écho dans la presse. Au départ, on s’est servi de la collection de la cinémathèque qui reste toujours la plus grande. Pour la recherche iconographique on a une très grande collection de photos et lorsqu’on en avait pas, on a utilisé des photogrammes, des affiches ou fait des recherches auprès de collectionneurs et dans diverses archives.
Coproductions. A partir des années nonante, avec les programmes médias, on a assisté à l’éclosion des coproductions. Le critère a été de retenir les films étrangers dans lesquels il y avait de l’argent belge au niveau de la production, comme Le Départ (1967) de Jerzy Skolimowsky, par exemple. Mais les productions minoritaires ont droit à une demi page plutôt qu’à une page. Pour les films de Jess Franco, puisque tu me le demandes, La Comtesse noire (1913) est un film qui a été exploité sous dix titres différents dont Les Avaleuses, Jacula, Yacula, etc. et dans plusieurs versions qu’on a pu retrouver avec des longueurs différentes. C’est l’une des spécialités de Jess Franco qui a été l’assistant d’Orson Welles. Il a différents pseudonymes. Pour les acteurs c’est pareil, parfois plusieurs personnes partagent le même pseudonyme. C’est un cas de figure intéressant. Si j’étais professeur je donnerais ça comme sujet de thèse : étudier les films pornos et leurs filmographies. Tous les problèmes sont réunis en même temps : les versions et les titres différents, le pseudonyme des réalisateurs et des différents acteurs, les transferts d’un support à l’autre, etc..
Parlants méconnus. Overdrive (1970) de David Mc Neil a quatre titres différents et fut tourné sous le nom de John Milcans. On n’avait qu’une bobine mais tout récemment on a découvert le reste de la copie. On y découvre Noël Godin dans la distribution et Gilles Brenta à la décoration. Je n’ai vu qu’une seule bobine mais c’est un film remarquable. Couleur chair (1978) de François Weyergans a un casting remarquable : Veruschka Von Lehndorf, Laurent Terzieff, Dennis Hooper, Bianca Jagger, Anne Wiazemski et Lou Castel. Je pense que le film n’est pas visible à cause de la faillite du producteur. Pour Histoire de l’oeil (1973) de Patrick Longchamps est un cas encore plus bizarre. L’histoire est inspirée d’un roman de Georges Bataille. Le réalisateur a disparu au Mexique. Parfois je me demande si le film existe vraiment. A-t-il été terminé ? La seule trace de son existence est le programme d’un festival italien dans lequel il est repris mais sans indication de durée et je sais que dans le catalogue des festivals il arrive qu’on reprenne des films non terminés. C’est un film mystérieux qu’on aimerait retrouver et voir ! Le Chantier des gosses (1956-70) de Jean Harlez, un film témoignage en noir et blanc sur le quartier des Marolles et ses artisans dans les années 1950-60, est aussi un film peu connu, d’un cinéaste autodidacte, assistant de Charles De Keukeleire pendant trois ans. Il a bricolé lui-même sa caméra et a monté son film dans sa minuscule cuisine-cave. The Afterman (1985) de Rob Van Eyck avec Jacques Verbist et Franka Ravet est un film de science fiction réalisé avec un minimum de moyens techniques et avec le soutien d’un fabricant de crème fraîche. Il voulait faire une suite mais n’y a pas réussi.
Muets disparus. Il y a aussi Ce soir à huit heures (1930), un film muet et surréaliste auquel Henri Storck a participé et toutes les sources mentionnent l’existence du film. Francis Bollen dit que la seule chose qui existe encore est le scénario – en effet on l’a trouvé chez nous, tapé à la machine – mais que le film a disparu et tout à fait par hasard je l’ai retrouvé dans nos collections. Quelqu’un s’était trompé dans la fiche technique du film, avait mis « fr », dans la base de données. L’ennui c’est qu’il n’est pas monté, il n’y a que des rushes. J’ai appelé Storck il y a quelques années. Il avait oublié l’existence du film. On a le scénario, on pourrait essayer de le monter d’autant que c’est l’un des rares films expérimentaux de l’époque. Pour Reflets de Gussie Lauwson (1928), on n’a aucune source – sauf chez Bollen et dans une revue de ciné-club à Ostende. C’est aussi un film mystérieux. Tout comme Midi (1929) et La Vie à l’envers (1930), les deux films de Lucien Backman, où tout est filmé à l’envers. Les gens reculent au lieu d’avancer. »


THYS Marianne et al., Belgian cinema = Le cinéma belge = De belgische film est paru chez Flammarion/Ludion en 1999, pour la Cinémathèque Royale de Belgique (Bruxelles). Recherche et coordination de Marianne THYS ; textes de René MICHELEMS, Michel APERS, Jacqueline AUBENAS, Geneviève AUBERT, Guido CONVENTS, Francine DUBREUCQ, Dirk DUFOUR, Peter FRANS, Paul GEENS, André JOASSIN, Luc JORIS, Sabine LENK, Anne-Françoise LESUISSE, Serge MEURANT, Rik STALLAERTS, Marianne THYS ; traductions de René ANEMA, Peter BARY, Ludo BETTENS, Ailica CAMM, Philippe DELVOSALLE, Sam DESMET, Jean-Paul DORCHAIN, Eric DUMONT, Annick EVRARD, Bruno LECOMTE, Philippe NEYT, Christophe STEFANSKI, Ann SWALEF, Tommy THIELEMANS, Patrick THONART, Marianne THYS, Dick TOMASOVIC, Catherine WARNANT, Rolland WESTREICH, Chris WRIGHT ; préface de André DELVAUX ; préface de Marianne THYS

UK – FR – NL (édition trilingue)

EAN 90-5544-234-8

992 pages

Disponible en grand format (autres formats via OPACAML-CFWB.BE).


Ce que nous en disons…

Impressionnant et rigoureux. Sans limitation au « convenable  » ou au « bien connu des cinéphiles », l’ouvrage regorge de trésors d’information quelquefois surprenants : saviez-vous qu’André Blavier a joué dans Belle d’André Delvaux ? Mon grand-père aussi, d’ailleurs…

Patrick Thonart


L’auteure…

[MARIANNETHYS.BE] « Marianne Thys est rédactrice finale, coordinatrice de projets, relectrice et traductrice de livres consacrés à l’art, l’architecture, l’histoire et la culture, et ce pour des éditeurs et des musées plus ou moins grands en Belgique et à l’étranger. Elle est active dans le secteur du livre depuis plus de 20 ans, d’abord comme employée, puis en tant que freelance depuis 2007. Marianne Thys écrit, corrige et rédige des textes, effectue des recherches d’images, fait appel à des traducteurs et assiste les concepteurs. En résumé : elle assure toute la phase prépresse, du manuscrit jusqu’à l’impression.« 


[INFOS QUALITE] statut : validé| mode d’édition : partage, recension, correction et iconographie | sources : cinematek | contributeur : Patrick Thonart | crédits illustrations : © Luc de Heusch.


Lire encore en Wallonie-Bruxelles…

    RONNBERG et al. : Le livre des symboles (2011)

    Ce qu’ils en disent…

    [LIBREL.BE] Le Livre des symboles allie essais originaux et incisifs sur des symboles particuliers à des images représentatives provenant de tous les horizons et de toutes les époques de l’histoire. Les textes très accessibles s’associent de façon originale à près de 800 magnifiques images en couleurs pour transmettre les dimensions voilées du sens. Chacun de ces quelque 350 essais examine les origines psychiques d’un symbole donné et la manière dont il évoque les processus et dynamiques psychiques. Les racines étymologiques, les jeux d’opposition, le paradoxe et l’ombre, les différentes manières dont les diverses cultures ont fait naître une image symbolique: tous ces facteurs sont pris en compte. Rédigés par des auteurs spécialisés dans les domaines de la psychologie, de la religion, de l’art, de la littérature et de la mythologie comparée, les essais entrent en résonance de manière à refléter les correspondances inattendues de la psyché. Il n’existe pas de définitions immuables, qui auraient tendance à écraser les symboles ; un symbole encore essentiel demeure partiellement inconnu, attire notre attention et s’offre sous de nouvelles manifestations et de nouveaux sens au cours du temps. Plutôt que de proposer de simples catégories, Le Livre des symboles met en lumière la manière dont on passe de l’expérience visuelle d’une image symbolique dans l’art, la religion, la vie ou les rêves, à l’expérience directe de ses résonances personnelles et psychologiques. Le Livre des symboles établit de nouvelles références pour l’exploration consciencieuse des symboles et de leurs significations et intéressera une grande diversité de lecteurs: artistes, designers, rêveurs et interpréteurs de rêves, psychothérapeutes, autodidactes, amateurs de jeux vidéos, lecteurs de BD, chercheurs en religion et en spiritualité, écrivains, étudiants et tous ceux qui s’intéressent au pouvoir des images archétypales.


    RONNBERG Ami et al., Le livre des symboles. Réflexions sur des images archétypales est paru chez Taschen en 2011, dans une traduction de Arnaud Briand, Anne Le Bot, François Dirdans et Philippe Safavi.

    EN > FR

    EAN 9783836525749

    808 pages

    Disponible en grand format.


    [INFOS QUALITE] statut : validé| mode d’édition : partage, recension, correction et iconographie | sources : librel.be | contributeur : Patrick Thonart | crédits illustrations : en-tête, © DP.


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      LABORDE et al. : Tarot de Marseille : Lumières du sacré (2024)

      Ce qu’ils en disent…

      [EDITIONS-TRAJECTOIRES.FR] Fruit d’une collaboration fructueuse entre une chercheuse, un artiste plasticien et une artiste peintre, le coffret que vous tenez entre vos mains est à plus d’un titre exceptionnel. À l’image des précieux manuscrits médiévaux, ce tarot de Marseille Lumières du Sacré propose de magnifiques cartes enluminées aux traits minutieux et aux dorures raffinées. Le texte savamment documenté sur cette tradition séculaire aux évocations ésotériques multiples prouve que le tarot de Marseille n’a pas fini de livrer tous ses secrets…Ce tarot à la dimension sacrée et poétique est le médium idéal pour réenchanter sa vie et parvenir à la réalisation de tous ses potentiels.


      LABORDE Christiane, DARRAS Gaël & CAVERO Maryvonne, Tarot de Marseille : Lumières du sacré est paru chez Trajectoire en 2024, dans un coffret contenant également un jeu de tarot complet.

      FR

      EAN 9782841979004

      320 pages


      Ce que nous en disons…

      L’ouvrage nous sert de référence dans notre comparatif des interprétations des arcanes du tarot

      Patrick Thonart


      Bonnes feuilles…

      « L’arcane six du tarot de Marseille représente un jeune homme, surmonté d’un Cupidon ailé armé d’une flèche, face à deux jeunes femmes qui sollicitent, toutes les deux, son attention. La scène peut évoquer un épisode de la mythologie gréco-romaine connu sous le nom du choix d’Hercule. Une fois son éducation terminée, le jeune héros rencontre, à un croisement de routes, deux jeunes femmes, nommées Plaisir et Vertu. Plaisir incarne la recherche du plaisir des sens et de l’amour, source de satisfactions immédiates mais éphémères, et Vertu, la quête austère d’une gloire future. Hercule choisit de suivre Vertu et réalise les exploits qui assureront sa notoriété pour la postérité. Il fait ainsi un choix déterminant qui engage sa vie et sa destinée, ce qui correspond au message transmis par l’arcane de L’Amoureux. Certains tarots nomment parfois cet arcane Les Amants, représentés par un couple également surmonté d’un Cupidon. Mais que l’arcane mette en scène un jeune homme face à deux jeunes femmes ou un couple d’amoureux, l’arcane VI concerne toujours les relations amoureuses, d’autant que Cupidon est le fils de Vénus, la déesse de l’Amour.

      L’enfant Bateleur est désormais devenu adolescent (même costume bariolé et même blondeur). Une fois son éducation achevée, il s’ouvre à la découverte de l’amour et choisit d’y consacrer sa vie.

      Le nombre six

      Étymologiquement, six et sexe ont la même racine. L’arcane six de L’Amoureux concerne le domaine de la vie amoureuse et inclut la sexualité, ce qui signifie que la voie du tarot n’est pas une voie d’ascétisme. Le message de l’arcane va cependant au-delà d’une simple incitation au plaisir des sens, car le nombre six est aussi le nombre dédié à l’harmonie, la beauté et l’amour.

      Le nombre six est celui du sceau de Salomon. Il représente une étoile à six branches, constituée par l’imbrication de deux triangles inversés, dont l’un a la pointe orientée vers le haut et l’autre vers le bas. Cette figure géométrique, dont les représentations les plus anciennes datent de quatre mille ans avant notre ère, symbolise l’harmonisation des principes opposés obtenue par le dépassement des oppositions qui la constituent, particulièrement celles du masculin et du féminin. Une énergie nouvelle peut alors naître de leur complémentarité, comme l’union de l’eau et du feu libère l’énergie de la vapeur.

      Interprétation symbolique de L’Amoureux

      La connotation amoureuse de l’arcane six laisse penser que l’amour ouvre une voie vers un état de conscience supérieur. Lorsqu’il est sublimé, il devient un chemin vers le divin (y compris dans son aspect sexuel). C’est le message de l’amour courtois chanté par les troubadours du Moyen-Age et par les poètes de la Renaissance. Ils décrivent l’amour entre un homme et une femme comme le premier degré de la voie qui conduit à l’amour divin. C’est aussi le message transmis par le tantra, pratique initiatique sacrée à la fois physique et spirituelle. Cette conception de l’amour sert de terreau au message de L’Amoureux.

      Invitation de L’Amoureux

      Comme Pétrarque et Laure, Dante et Béatrice et, avant eux, les amants courtois de la fin’amor, L’ Amoureux du tarot est invité à s’engager, corps et âme, dans la voie de l’amour et à lui consacrer sa vie. Cet élan amoureux doit cependant être dépouillé de sa dimension possessive pour tendre vers une conception plus élevée de l’amour, seule capable de combler le besoin d’élévation et de fusion avec le divin qui s’exprime à travers lui.

      Car l’expérience amoureuse rapproche l’être du mystère de la création. Elle ne se limite pas aux relations sexuelles, mais se caractérise par une ouverture du coeur. Elle invite à rechercher la beauté dans toutes les relations humaines et toutes les créatures vivantes – végétales et animales-, mais aussi dans les arts, la culture et tout ce qui élève l’âme et permet de cultiver l’harmonie, en soi et autour de soi.

      Prière Navajo

      Maintenant va de l’avant comme quelqu’un qui a la longue vie,
      Va de l’avant comme quelqu’un qui est heureux,
      Va avec le bonheur et la longue vie,
      Va mystérieusement.

      Pour les Indiens Navajos, marcher dans la beauté, principalement celle de la Nature, est un chemin spirituel, en harmonie avec l’Univers.

      L’arcane affirme le libre arbitre de L’Amoureux qui, pour la première fois, choisit, en conscience, l’orientation qu’il veut donner à sa vie en s’engageant dans la voie de l’amour.

      Ombre de L’Amoureux

      L’amour conditionnel, la possessivité, la jalousie ou encore le chantage et la manipulation sont les manifestations de l’aspect négatif de L’Amoureux.

      L’arcane peut suggérer l’immaturité affective (L’Amoureux est encore un adolescent). Cette absence de confiance en soi peut aussi révéler la peur d’aimer, par crainte de souffrir et empêcher de vivre des relations basées sur l’acceptation et le respect de l’autre, particulièrement dans la relation amoureuse.

      L’Amoureux peut encore mettre en lumière les doutes qui empêchent de faire des choix engageant sa vie. Car tout choix entraîne un renoncement, et il ne peut exister de choix sans renoncement librement accepté – sous peine de frustration.

      L’Amoureux et nous

      L’Amoureux nous encourage à prendre nos décisions en conscience, dans l’ouverture du coeur, sans subir les influences de nos vies passées, de notre famille et de la société. Il nous invite à être libres et à vivre intensément en saisissant  toutes les opportunités de manifester les élans de notre coeur. De nos choix dépend notre progression.

      Dans un tirage

      Sens général

      L’Amoureux est l’arcane du choix et de l’engagement. Lorsqu’il se présente dans un tirage, c’est pour indiquer que la personne se trouve devant la  nécessité de prendre une décision qui engage sa vie. Il peut s’agir d’une relation amoureuse, ou plus largement d’une situation où elle est invitée à suivre l’élan de son coeur et à rechercher ce qui peut lui procurer le plus de plaisir et de satisfaction.

      Plan personnel

      L’arcane de L’Amoureux invite à cultiver l’harmonie en soi, autour de soi et avec les autres, particulièrement dans ses relations amoureuses ce qui n’est possible que lorsgu’on a pacifié les conflits qui existent en soi. Pour aimer et accepter l’autre dans toute sa complexité, il faut d’abord s’aimer et s’accepter soi-même.

      Plan spirituel

      L’Amoureux invite à s’engager dans la voie de l’ouverture du coeur comme dans une voie spirituelle menant à la fusion avec les énergies supérieures de l’Amour et de la Beauté. »


      Les auteurs

      Christiane Albert Laborde pratique le tarot depuis plus de quarante ans et l’a enseigné pendant plusieurs années. Elle a mené parallèlement une carrière de Maître de Conférences puis de Professeur des Universités de littératures française et francophones d’abord en Afrique puis à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Ses recherches l’ont conduite à s’intéresser aux différentes traditions et mythologies du monde qui ont nourri sa connaissance de la richesse symbolique du tarot.

      Gaël Darras. Artiste plasticien, Gael Darras est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Nantes. En 2019, il complète sa formation en étudiant au CITIL, une école fondée par le maître enlumineur Jean-Luc Leguay, sise au cœur du Musée Français de la Carte à Jouer à Issy-les-Moulineaux. Il y apprend entre autres la géométrie symbolique et développe en parallèle de celle-ci plusieurs projets d’illustration puisant directement dans ce savoir faire ancestral hérité de la tradition franciscaine.

      Maryvonne Cavero est artiste-peintre. Elle enseigne la technique de l’aquarelle depuis plus de 30 ans. Son œuvre picturale, à la frontière de l’abstraction, est régulièrement exposée. Elle puise notamment son inspiration dans l’observation du végétal et du minéral, pour offrir des compositions colorées à la gestuelle libérée.


      En savoir plus…


      [INFOS QUALITE] statut : validé| mode d’édition : partage, recension, correction et iconographie | sources : librel.be ; editions-trajectoire.fr | contributeur : Patrick Thonart | crédits illustrations : en-tête, © DP.


      Lire encore en Wallonie-Bruxelles…

        SERVIER : Dictionnaire de l’ésotérisme (2013)

        Ce qu’ils en disent…

        [PUF.COM] Des aborigènes d’Australie à la Scandinavie ancienne, des Celtes à l’Égypte pharaonique, du christianisme primitif à la Mésopotamie cunéiforme, de la Mésoamérique au judaïsme, de l’Islam à l’Inde… tous les continents, toutes les langues, cultures et écritures, tous les mots sont situés dans une double perspective encyclopédique et critique pour accompagner les lecteurs, tous les lecteurs, sur les chemins d’une véritable archéologie de l’invisible. Conçu et construit comme un parcours initiatique pour les hommes de notre temps, le Dictionnaire de l’ésotérisme est une succession d’entrées dans les terres inconnues de notre autre univers, c’est-à-dire un livre ouvert sur un monde caché…

        EAN 9782130624608

        SERVIER Jean, Dictionnaire de l’ésotérisme (2e édition) est paru aux Presses Universitaires de France (PUF) en 2013.

        FR

        EAN 9782130624608

        1.464 pages

        Disponible en grand format relié.


        L’auteur

        Jean Servier était professeur émérite à l’Université des Lettres et Sciences humaines de Montpellier (FR).


        [INFOS QUALITE] statut : validé| mode d’édition : partage, correction et iconographie | sources : puf.com ; librel.be | contributeur : Patrick Thonart | crédits illustrations : en-tête, © eztouregypt.com.


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